{"id":6202,"date":"2015-10-11T08:52:01","date_gmt":"2015-10-11T12:52:01","guid":{"rendered":"https:\/\/doyonavocats.ca\/la-simple-presence-dun-temoin-ne-suffit-pas-pour-ecarter-la-necessite-de-faire-une-preuve-par-oui-dire-des-declarations-anterieures-du-temoin\/"},"modified":"2019-08-10T07:51:42","modified_gmt":"2019-08-10T11:51:42","slug":"la-simple-presence-dun-temoin-ne-suffit-pas-pour-ecarter-la-necessite-de-faire-une-preuve-par-oui-dire-des-declarations-anterieures-du-temoin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.doyonavocats.ca\/en\/la-simple-presence-dun-temoin-ne-suffit-pas-pour-ecarter-la-necessite-de-faire-une-preuve-par-oui-dire-des-declarations-anterieures-du-temoin\/","title":{"rendered":"La simple pr\u00e9sence d&#8217;un t\u00e9moin ne suffit pas pour \u00e9carter la n\u00e9cessit\u00e9 de faire une preuve par ou\u00ef-dire des  d\u00e9clarations ant\u00e9rieures du t\u00e9moin : Lalibert\u00e9 c. R., 2015 QCCA 1633\u00a0"},"content":{"rendered":"<h3 style=\"text-align: justify;\">Un d\u00e9veloppement jurisprudentielle relativement \u00e0 une preuve par ou\u00ef-dire des d\u00e9claration ant\u00e9rieures du t\u00e9moin.<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"canlii.ca\/t\/glj4x\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Lalibert\u00e9 c. R., 2015 QCCA 1633<\/a><\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">[98]\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0J&#8217;estime que le juge aurait d\u00fb permettre la production en preuve de ces \u00e9crits, la n\u00e9cessit\u00e9 et la fiabilit\u00e9 ayant \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies<a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/fr\/qc\/qcca\/doc\/2015\/2015qcca1633\/2015qcca1633.html#_ftn24\" name=\"_ftnref24\">[24]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[99]\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0Qu&#8217;en est-il de la n\u00e9cessit\u00e9?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[100]\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0Il est vrai que B.F.S. \u00e9tait pr\u00e9sente au proc\u00e8s et a t\u00e9moign\u00e9, mais pour des raisons compr\u00e9hensibles, elle ne se souvenait pas du contenu de ses \u00e9changes avec, d&#8217;une part, l&#8217;ambulanci\u00e8re et, d&#8217;autre part, le m\u00e9decin qui l&#8217;a vue \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital et qu&#8217;un policier a pris en note. Il s&#8217;ensuit que la seule fa\u00e7on de faire la preuve de ses d\u00e9clarations \u00e9tait par l&#8217;entremise des auteurs des notes manuscrites et la production de celles-ci.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[101]\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0Les circonstances de l&#8217;arr\u00eat\u00a0<em>R. c. F. (W.J.)<\/em><a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/fr\/qc\/qcca\/doc\/2015\/2015qcca1633\/2015qcca1633.html#_ftn25\" name=\"_ftnref25\">[25]<\/a><em>\u00a0<\/em>illustrent bien que la simple pr\u00e9sence d&#8217;un t\u00e9moin ne suffit pas pour \u00e9carter la n\u00e9cessit\u00e9 de faire une preuve par ou\u00ef-dire des\u00a0 d\u00e9clarations ant\u00e9rieures du t\u00e9moin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[102]\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0Au proc\u00e8s d&#8217;un accus\u00e9 inculp\u00e9 d&#8217;agression sexuelle sur une fillette de cinq ans, l&#8217;enfant, alors \u00e2g\u00e9e de six ans et huit mois, \u00e9tait incapable de d\u00e9crire les gestes \u00e0 caract\u00e8re sexuel qui faisaient l&#8217;objet de l&#8217;accusation, malgr\u00e9 les mesures que le juge d&#8217;instance avait mises en place (t\u00e9moignage \u00e0 huis clos derri\u00e8re un \u00e9cran, pr\u00e9sence d\u2019une personne charg\u00e9e de l\u2019assister). Le jeune t\u00e9moin ne r\u00e9pondant pas aux questions et ne confirmant pas le contenu d&#8217;un enregistrement m\u00e9canique fait \u00e0 la police, la poursuite a demand\u00e9 la permission d&#8217;introduire en preuve ses d\u00e9clarations extrajudiciaires aux membres de sa famille pour faire preuve de leur contenu. Le juge d&#8217;instance a refus\u00e9 et l&#8217;accus\u00e9 a \u00e9t\u00e9 acquitt\u00e9. Une majorit\u00e9 de la Cour d&#8217;appel de la Saskatchewan a rejet\u00e9 le pourvoi<a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/fr\/qc\/qcca\/doc\/2015\/2015qcca1633\/2015qcca1633.html#_ftn26\" name=\"_ftnref26\">[26]<\/a>, mais la juge Jackson, dissidente, aurait accueilli l&#8217;appel et ordonn\u00e9 la tenue d&#8217;un nouveau proc\u00e8s sur la base que le premier juge avait err\u00e9 en ne permettant pas l&#8217;introduction des d\u00e9clarations extrajudiciaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[103]\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0Au nom de la majorit\u00e9, la juge McLachlin, alors juge pu\u00een\u00e9e, \u00e9tait d&#8217;avis d&#8217;accueillir l&#8217;appel et d&#8217;ordonner un nouveau proc\u00e8s. En parlant du concept de la n\u00e9cessit\u00e9 dans les circonstances de l&#8217;esp\u00e8ce, elle \u00e9crivait\u00a0:<\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"317\">33 Je cite Wigmore parce que sa conceptualisation du raisonnement sous-jacent \u00e0 la r\u00e8gle du ou\u00ef-dire et \u00e0 ses exceptions a inspir\u00e9 l\u2019adoption par notre Cour, dans les arr\u00eats\u00a0<em>Khan<\/em>\u00a0et\u00a0<em>Smith<\/em>, pr\u00e9cit\u00e9s, du crit\u00e8re de n\u00e9cessit\u00e9 et\u00a0de fiabilit\u00e9 applicable \u00e0 l\u2019admission des d\u00e9clarations extrajudiciaires.\u00a0\u00a0<u>Il est clair que, pour Wigmore, la n\u00e9cessit\u00e9 d\u00e9coule de la non-<\/u><u>disponibilit\u00e9 de la d\u00e9position en cour du t\u00e9moin.\u00a0 Les raisons pour lesquelles la d\u00e9position en cour du t\u00e9moin n\u2019est pa<\/u><u>s disponible sont fortuites et peuvent varier \u2014 le \u00abd\u00e9c\u00e8s\u00bb ou \u00abune autre cause\u00bb<\/u>.\u00a0 En cas de doute, les raisons pour lesquelles un t\u00e9moin est incapable de d\u00e9poser aident le juge \u00e0 d\u00e9cider si la preuve testimoniale n\u2019est r\u00e9ellement pas disponible.\u00a0 Toutefois, ces raisons demeurent fortuites.\u00a0 La n\u00e9cessit\u00e9, en derni\u00e8re analyse, d\u00e9coule du fait que la d\u00e9position en cour du t\u00e9moin n\u2019est pas disponible.\u00a0 C\u2019est cette non-disponibilit\u00e9 qui engendre le dilemme qui sous-tend les exceptions \u00e0 la r\u00e8gle du ou\u00ef-dire \u2014 interdire les d\u00e9clarations extrajudiciaires sans contre-interrogatoire, ou recevoir les d\u00e9clarations extrajudiciaires pourvu qu\u2019elles soient fiables dans une certaine mesure.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[Soulignage ajout\u00e9]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<td width=\"317\">33 I cite Wigmore because his conceptualization of the rationale for the hearsay rule and the exceptions to it animates this Court\u2019s adoption of the necessity\/reliability test for admission of out-of-court statements in\u00a0<em>Khan<\/em>, supra, and\u00a0<em>Smith<\/em>, supra.\u00a0\u00a0<u>It is clear that for Wigmore, necessity arises from the unavailability of the witness\u2019s testimony in the courtroom.\u00a0 The reasons for which the witness\u2019s courtroom testimony is not available are incidental and flexible \u2013 \u201cdeath\u201d or \u201csome other cause\u201d<\/u>.\u00a0 The reasons for the witness\u2019s inability to testify, in cases of doubt, help the judge decide whether testimonial evidence is truly not available.\u00a0 However, the reasons remain incidental.\u00a0 Necessity, in the final analysis, arises from the fact that the witness\u2019s courtroom testimony is not available.\u00a0 It is this unavailability that triggers the dilemma that underlies the exceptions to the hearsay rule \u2013 to prohibit out-of-court statements without cross-examination, or to receive the out-of-court statements provided they evince some degree of reliability.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[Emphasis added]<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p style=\"text-align: justify;\">[104]\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0La simple pr\u00e9sence d&#8217;un t\u00e9moin n&#8217;est donc pas une garantie de la disponibilit\u00e9 de son t\u00e9moignage si \u00ab\u00a0une autre cause\/some other cause\u00a0\u00bb ne permet pas au t\u00e9moin de r\u00e9pondre aux questions portant sur un fait en litige. Dans ce cas, B.S.F. n&#8217;\u00e9tait pas en mesure de t\u00e9moigner au proc\u00e8s sur ses r\u00e9ponses aux questions pos\u00e9es par des personnes agissant dans l&#8217;exercice de leurs fonctions en rapport avec l&#8217;identit\u00e9 de son agresseur. L&#8217;arr\u00eat majoritaire dans\u00a0<em>F. (W.J.)<\/em>\u00a0d\u00e9montre que le juge commet une erreur de droit lorsqu\u2019il \u00e9nonce que le crit\u00e8re de n\u00e9cessit\u00e9 n\u2019est pas satisfait parce que B.F.S. est disponible comme t\u00e9moin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[105]\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0Quant \u00e0 la fiabilit\u00e9, le juge devait d\u00e9cider si les d\u00e9clarations rencontraient le seuil de fiabilit\u00e9 requis pour permettre leur admissibilit\u00e9<a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/fr\/qc\/qcca\/doc\/2015\/2015qcca1633\/2015qcca1633.html#_ftn27\" name=\"_ftnref27\">[27]<\/a>. Ce concept comporte deux volets<a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/fr\/qc\/qcca\/doc\/2015\/2015qcca1633\/2015qcca1633.html#_ftn28\" name=\"_ftnref28\">[28]<\/a>, le premier visant les garanties intrins\u00e8ques entourant la d\u00e9claration (par exemple, l&#8217;\u00e2ge du d\u00e9clarant, le caract\u00e8re spontan\u00e9 de la d\u00e9claration, l&#8217;existence d&#8217;une preuve de corroboration) et le second, les garanties extrins\u00e8ques li\u00e9es \u00e0 la d\u00e9claration (par exemple, le serment ou le contre-interrogatoire).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[106]\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0En l\u2019esp\u00e8ce, ce sont des garanties intrins\u00e8ques qui permettent de conclure que le seuil de fiabilit\u00e9 est franchi. B.F.S. a fait une d\u00e9claration au m\u00e9decin de fa\u00e7on contemporaine \u00e0 l\u2019agression. La question du m\u00e9decin n\u2019\u00e9tait pas suggestive et B.F.S. a fait une d\u00e9claration identique aux ambulanciers dans les quinze ou trente minutes pr\u00e9c\u00e9dentes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[107]\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0Personne ne peut s\u00e9rieusement remettre en question la fiabilit\u00e9 de l&#8217;ambulanci\u00e8re et du policier quant \u00e0 l&#8217;exactitude de leurs notes respectives.\u00a0 En effet, selon le t\u00e9moignage de l&#8217;ambulancier V\u00e9zina, ils avaient le devoir de prendre des notes et d&#8217;administrer un questionnaire \u00e0 B.F.S. Il n&#8217;y a pas de raison non plus de remettre en cause la fiabilit\u00e9 des d\u00e9clarations faites par B.F.S. la nuit du 12 juin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[108]\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0Il est \u00e9galement \u00e0 noter que le document pr\u00e9par\u00e9 par l&#8217;ambulanci\u00e8re, qui a \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9 au dossier hospitalier, indique clairement que B.F.S. n&#8217;avait pas de difficult\u00e9 \u00e0 communiquer ou \u00e0 coop\u00e9rer, qu&#8217;elle \u00e9tait orient\u00e9e dans les trois sph\u00e8res (personne, place et temps) et qu&#8217;elle r\u00e9pondait bien aux questions. \u00c0 cet \u00e9gard, les propos du juge Binnie pour la majorit\u00e9 de la Cour supr\u00eame dans\u00a0<em>R. c. Owen<\/em><a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/fr\/qc\/qcca\/doc\/2015\/2015qcca1633\/2015qcca1633.html#_ftn29\" name=\"_ftnref29\">[29]<\/a>\u00a0sont applicables\u00a0:<\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"317\">58\u00a0 La preuve \u00e9tait digne de foi. Depuis plus de 30 ans, les notes des soins infirmiers et les dossiers d&#8217;h\u00f4pital sont couramment admis comme preuve\u00a0<em>prima facie<\/em>\u00a0de la v\u00e9racit\u00e9 de leur contenu, en application de l&#8217;exception \u00e0 l&#8217;exclusion du ou\u00ef-dire pour les dossiers d&#8217;entreprise :\u00a0<em>Ares c. Venner<\/em>,\u00a0<a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/fr\/ca\/csc\/doc\/1970\/1970canlii5\/1970canlii5.html\">1970 CanLII 5 (CSC)<\/a>,\u00a0[1970] R.C.S. 608, le juge Hall, p. 626 :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les dossiers d&#8217;h\u00f4pitaux, y compris les notes des infirmi\u00e8res, r\u00e9dig\u00e9s au jour le jour par quelqu&#8217;un qui a une connaissance personnelle des faits et dont le travail consiste \u00e0 faire les \u00e9critures ou r\u00e9diger les dossiers, doivent \u00eatre re\u00e7us en preuve, comme preuve\u00a0<em>prima facie<\/em>\u00a0des faits qu&#8217;ils relatent.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<td width=\"317\">58 The evidence was credible. Nursing notes and hospital records have routinely been admitted for more than 30 years as\u00a0<em>prima facie<\/em>\u00a0proof of the truth of their contents under the hearsay exception for business records:\u00a0<em>Ares v. Venner<\/em>,\u00a0<a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/fr\/ca\/csc\/doc\/1970\/1970canlii5\/1970canlii5.html\">1970 CanLII 5 (CSC)<\/a>,\u00a0[1970] S.C.R. 608, per Hall J., at p. 626:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Hospital records, including nurses&#8217; notes, made contemporaneously by someone having a personal knowledge of the matters then being recorded and under a duty to make the entry or record should be received in evidence as\u00a0<em>prima facie<\/em>\u00a0proof of the facts stated therein.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p style=\"text-align: justify;\">[109]\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0Le contenu de ces notes constitue une preuve importante des d\u00e9clarations contemporaines de B.F.S. au sujet de l&#8217;identit\u00e9 de l&#8217;agresseur. Le juge a err\u00e9 en ne permettant pas leur introduction en preuve pour les motifs qu&#8217;il a invoqu\u00e9s.<\/p>\n<\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un d\u00e9veloppement jurisprudentielle relativement \u00e0 une preuve par ou\u00ef-dire des d\u00e9claration ant\u00e9rieures du t\u00e9moin. Lalibert\u00e9 c. R., 2015 QCCA 1633 [98]\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0J&#8217;estime que le juge aurait d\u00fb permettre la production en preuve de ces \u00e9crits, la n\u00e9cessit\u00e9 et la fiabilit\u00e9 ayant \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies[24]. [99]\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0Qu&#8217;en est-il de la n\u00e9cessit\u00e9? [100]\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0Il est vrai [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[120],"tags":[],"yst_prominent_words":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.doyonavocats.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6202"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.doyonavocats.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.doyonavocats.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.doyonavocats.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.doyonavocats.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6202"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.doyonavocats.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6202\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.doyonavocats.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6202"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.doyonavocats.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6202"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.doyonavocats.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6202"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.doyonavocats.ca\/en\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=6202"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}