Les accusé sont toujours mieux servis par un avocat criminaliste pour les raisons expliquées ci-dessous.

La plupart des accusés sont représentés par un avocat surtout lorsqu’une peine de détention est un résultat possible. Il est très difficile pour une personne de gérer avec compétence sa propre affaire criminelle. Bien qu’il n’y ait pas de statistiques fermes sur le nombre de personnes qui choisissent de se représenter elles-mêmes, nous croyons que les estimations vont bien au-dessous de 5%.

Que va faire un avocat criminaliste pour moi?

La vérité est que, peu importe à quel point vous êtes intelligent ou bien éduqué, le système de justice pénale canadien rend pratiquement impossible pour le citoyen ordinaire d’assurer sa propre défense de façon pleine et entière. Chaque cas criminel est unique, et seul un avocat criminaliste peut fournir le type de représentation que chaque accusé a droit de recevoir.

Les avocats criminalistes font beaucoup plus que simplement interroger les témoins devant les tribunaux. Par exemple, les avocats de la défense peuvent  :

  • Négocier une peine» avec les procureurs de la couronne, en organisant souvent des réductions d’accusations et des peines moindres. En revanche, les procureurs de la poursuite ne peuvent pas coopérer avec les accusés qui se représentent eux-mêmes.
  • Formuler des arguments juridiques oral et par écrit à la couronne, aidant souvent les accusés à éviter de se frotter au système de justice pénale.
  • Aidez les accusés à faire face aux sentiments de peur, d’embarras et d’anxiété que les accusations criminelles ont tendance à produire chez de nombreuses personnes.
  • Fournir aux accusé une perspective objective sur les conséquences réels en cas d’une déclaration de culpabilité devant le tribunal. Cette perspective est vitale pour les accusés qui essaient de décider s’ils acceptent ou non la négociation de plaidoyer proposée par le procureur.
  • Connaissent d’importantes règles juridiques que les personnes qui se représentent elles-mêmes seraient presque impossibles à trouver par elles-mêmes, car de nombreuses règles de droit sont cachées dans les interprétations judiciaires des lois ainsi que dans la jurisprudence canadienne.  Par exemple, comprendre ce qui peut constituer une perquisition et une saisie abusive nécessite souvent de connaitre en profondeur la Charte canadienne des droits et libertés.
  • Connaissent les coutumes des tribunaux locaux et les procédures qui ne sont pas écrites.
  • Comprendre les coûts cachés possibles de plaider coupable qu’une personne autoreprésentée pourrait ne jamais penser.
  • Passer du temps sur une affaire qu’un défendeur ne peut pas se permettre de dépenser. Les défendeurs qui peuvent se permettre d’engager un avocat ont généralement un emploi et n’ont donc pas le temps (ni l’énergie) de consacrer à des activités aussi longues que la collecte et l’examen de documents, la recherche juridique et les discussions avec des témoins.
  • Recueillir des informations auprès des témoins à charge. Les témoins ont souvent peur des personnes accusées de crimes et refusent donc de parler aux gens qui se représentent eux-mêmes. Les témoins sont plus susceptibles de parler aux avocats de la défense.