On a signalé la situation de votre enfant à la DPJ… que devez-vous savoir?

La Loi sur la protection de la jeunesse est une loi d’exception. Donc, les intervenants de la protection de la jeunesse ne rentrent pas dans la vie des gens seulement pour des inquiétudes. Lorsque la DPJ décide d’intervenir, c’est parce qu’elle possède des faits pouvant compromettre la sécurité et le développement d’un enfant.

5 principes de base à comprendre lorsque la DPJ intervient auprès de votre famille.

1) Toutes les décisions de la DPJ sont prises en fonction du meilleur intérêt de votre enfant en prenant en considération ses droits.

En principe, l’enfant doit être maintenu dans son environnement naturel et la DPJ doit faire en sorte que l’enfant puisse évoluer et grandir dans son milieu familial. Dans le cas où la situation est jugée trop grave, la DPJ peut demander à un tribunal une mesure de placement dans un centre jeunesse.

2) Le parent demeure toujours le premier responsable de son enfant à ce qui a trait à son éducation, ses soins et son entretien.

Ce n’est pas parce que la DPJ intervient dans une famille que les parents perdre tous leurs droits. Au contraire, les intervenants de la DPJ doivent accompagner les parents dans l’exercice de leurs droits auprès de leurs enfants.

3. La DPJ doit participer à la recherche de solutions alternative à la judiciarisation.

La DPJ doit favoriser la participation des parents et de l’enfant pour corriger le problème familial. Elle doit faire son possible pour trouver des solutions avant de saisir le tribunal et demander des mesures coercitives.

4. La DPJ s’assure que les parents reçoivent des services dans la courtoisie et le respect de leur droit.

La DPJ a l’obligation d’informer les parents de leur droit de consulter un avocat afin que celui-ci puisse les informer du processus judiciaire auquel ils devront faire face et des enjeux qui peuvent en découler.

5. La DPJ doit cesser toute intervention auprès des parents lorsque la situation familiale est corrigée.

La DPJ doit donner des outils aux parents et leur apporter toute l’aide nécessaire afin de corriger la situation dans le but de se retirer le plus rapidement possible. Rappelons que la DPJ a pour but de protéger tous les enfants du Québec, ici ou ailleurs.

Quels sont les motifs d’intervention de la DPJ?

La DPJ interviendra auprès de famille si elle possède des faits établissant que la sécurité et le développement de l’enfant sont compromis. Le Directeur de la protection de la jeunesse peut intervenir lors d’un signalement contre les parents en vertu des motifs de compromission suivants :

  1. L’abandon de l’enfant. Cette situation survient lorsque les parents d’un enfant en assument plus les soins requis. Voici un exemple d’un cas d’abandon illustrant ce premier motif.
  2. Négligence ou risque sérieux de négligence. Cette situation survient lorsque la sécurité de l’enfant est gravement compromise. Voici un exemple d’un cas de négligence illustrant ce deuxième motif.
  3. Les mauvais traitements psychologiques. Cette situation survient lorsque les parents rejettent affectivement et dénigrent leur enfant. Voici un exemple d’un cas de mauvais traitement psychologique illustrant ce troisième motif.
  4. Abus sexuels. Cette situation survient lorsque l’enfant subit des gestes à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, de la part de ses parents ou d’une autre personne alors que les parents ne prennent pas les moyens nécessaires pour mettre fin à la situation. Voici un exemple d’un cas d’abus sexuel illustrant ce quatrième motif.
  5. Abus physiques. Cette situation survient lorsque l’enfant subit des abus physiques ou est soumis à des méthodes éducatives non appropriées et que les parents ne prennent pas les moyens nécessaires pour mettre fin à la situation. Voici un exemple d’un cas d’abus physique illustrant ce cinquième motif.
  6. Troubles de comportement sérieux. Cette situation survient lorsque l’enfant se comporte de manière à porter atteinte à son intégrité physique ou psychologique et que les parents ne prennent pas les moyens nécessaires pour mettre fin à la situation. Voici un exemple d’un cas de troubles de comportement sérieux illustrant ce sixième motif.
  7. Fugue et non-fréquentation scolaire. Cette situation survient lorsque l’enfant quitte volontairement et délibérément son domicile familial ou son établissement scolaire et que les parents ne prennent pas les moyens nécessaires pour mettre fin à la situation. Voici un exemple d’un cas de fugue et non-fréquentation scolaire illustrant ce septième motif.

Je suis un parent faisant l’objet d’un signalement à la DPJ… que dois-je faire dans l’immédiat?

Ne cherchez surtout pas à blâmer votre enfant ou votre conjoint. Discutez de la situation avec une personne digne de confiance. Consultez un ou des organismes communautaires de votre région afin de prendre conseil auprès des intervenants communautaires. Démontrez une ouverture auprès de l’intervenant(e) de la DPJ lors de vos conversations téléphoniques. Consultez un avocat en droit de la jeunesse afin d’obtenir de précieux conseils concernant la suite de l’intervention de la DPJ.

Procurez-vous de l’aide psychologique et le soutien de votre famille. Éviter l’isolement et favoriser les relations sociales.